Les obstacles sur le plan politique et l’instabilité entraînée par un procès devant la Cours Constitutionnelle le parti de la mouvance islamique au pouvoir, peuvent avoir un impact négatif sur les relations extérieures de la Turquie et sur des dossiers dont le plus important concerne le processus de négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE.
Les négociations d’Ankara avec Bruxelles ont commencé en 2005. Huit seulement sur trente cinq volets ont été abordés au cours de ces négociations.. Le déclenchement d’une crise politique pourrait retarder et d’entraver ces négociations, au moment oùla France qui s’oppose habituellement à l'adhésion de la Turquie à l’UE, a promis de poursuivre les négociations.. Mais ce qui est nouveau à ce sujet et qui mérite réflexion au début de la présidence française de l’UE, est ce que les milieux de la présidence française ont publié hier, insistant sur le fait que l’interdiction du parti d’Erdogan pourrait éloigner la probabilité de l'adhésion de la Turquie à l’UE.
Le plus important, selon les sources de la présidence française, est le recours à la justice pour interdir un parti politique au pouvoir en Turquie. Cela constitue un nouveau phénomène qui mérite d'être examiné par tous ceux qui appellent à accélérer le pas vers l’adhésion de la Turquie à l’UE, mais cela peut en même temps, augmenter le doute quant à la capacité turque à s’intégrer en Europe.
Salim BADAOUI
Article publié le 03/07/2008 Dernière mise à jour le 03/07/2008 15:44 TU